Masato hisa

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Greatfull Dead – Masato Hisa

Depuis le temps où je prend un grand plaisir à me plonger dans l’univers original de Masato hisa en particulier à travers ses deux titres récents : Area 51 et Jabberwocky. C’est en m’appuyant sur ces œuvres que j’aimerais parler de cet auteur. Passant par son style dessin, sa manière de démocratiser un grand nombre de mythologie dans Area 51 ou encore de combiner cette ambiance londonienne du 19e siècle et avec nos vieux amis les dinosaures. Après avoir remporté le prix du meilleur mangaka débutant attribué par le magazine de prépublication Aftermoon, c’est en 2002 qu’il débuta sa carrière en entamant son premier manga Greatfull Dead. À la suite du succès de Nobunagan qui a également connu une adaptation animé, il a réalisé deux autres mangas : Jabberwocky et Area 51. Alors que Nobunagan apportait de nombreuses références à des personnages historiques, dans ces deux mangas, on constatera les nombreuses influences des œuvres tels que la ligue des gentleman extraordinaires ou encore Sin city.

Les gentlemans reptiliens de l’époque victorienne

La seconde œuvre de Masato Hisa nous transporte dans un univers steam punk se situant dans l’époque de l’Angleterre Victorienne où les britanniques étaient en plein apogée industrielle. Notre héroïne, Lily fait partie des services secrets britanniques et c’est lors de sa mission qu’elle va découvrir que ces êtres qui régnaient autrefois en maître sur ces terres sont encore vivant. Devenu bipède à taille humaine et douée de parole, Lily se verra contraint de se faire passer pour morte et de rejoindre une autre organisation secrète du nom de « château d’if » avec son acolyte oviraptovor, Sabata, tireur d’élite aux allures de gentleman.

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Jabberwocky – dessin original de Masato Hisa

Univers steampunk, l’Angleterre dans son âge d’or, c’est dans ce contexte que l’intrigue va évoluer avec le retour de nos vieux amis reptiliens, qu’il en dégagera une ambiance attrayante que j’apprécie énormément. Ces dinosaures maintenant doués d’intelligence et de parole pousseront certains d’entre eux à vouloir, à de nombreuses reprises, marquer l’histoire. Animé par cette volonté de reprendre la place qui était la leur, au sommet, amènera Lily et Sabata à déjouer les complots des grands de ce monde. Chaque affaire amènera son lot de référence historique, culturelle et scientifique. C’est avec Jabberwokcy que Masato Hisa adoptera un style qui joue sur le contraste entre le noir et blanc, un style original mais malheureusement assez brouillon. C’est surtout dans Area 51 qui est graphiquement mieux travaillé sur ce point que son style gagnera tout son charme.

Choc mythologique et folklorique

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Area 51 tome 1 – Edition Casterman

Cette fois-ci dans un monde plus moderne, » l’Area 51″ est ce lieu où se retrouve tout ces êtres qualifiés de monstres aux yeux de la société, un peu comme une zone quarantaine mais constamment active pour qu’aucune personne puisse connaître l’existence des ces créatures de légendes menant une vie calquer sur celle des Hommes. Croiser l’envoûtante Amateratsu dans un bar ou se faire servir un verre par le singe de légende Sun wukong est tout à fait ordinaire dans Area 51. Mais ce lieu gardé secret par les services américains ne regorge pas seulement de ces être fantastiques, certains humains sont assez fou pour se retrouver dans cet endroit peu recommandable. C’est le cas de notre très chère Takuko Magoi, mais il est préférable de la nommer Mccoy. Enquêtrice de talent offrant ses services et menant ses enquêtes dans ce lieu mouvementé qui correspond très bien à sa personnalité, en effet Mccoy n’a pas pour habitude de faire les choses à moitié.

Cet univers riche et particulièrement attachant est du à cette idée de mêler divers mythologies ainsi que des contes et légendes folklorique. Passant des mythes de l’Egypte antique aux mythes celtiques, ou encore du folklore japonais aux mythes Hindou et bien plus encore. Masato Hisa n’est pas le premier à aborder la mythologie ou le folklore japonais, loin d’innover dans le genre, Area 51 est très efficace dans sa manière à démocratiser et raconter avec originalité ces différents mythes. Le plus souvent un chapitre nous raconte une péripétie mettant en avant un mythe.

Notre très chère Mccoy étant étroitement lié à l’Area 51 se verra impliquer dans ces affaires de manière directe ou indirecte. Ce qui nous amène à découvrir un (très) grand nombre de personnages très attachants comme l’acolyte de Mccoy, Kishirô le Kappa aux allures de gentleman. Area 51 se distingue évidement par son originalité qui dégage par les thématiques qu’il aborde mais également par son style qui c’est nettement amélioré, Masato hisa n’hésitera pas à jouer constamment avec cette nuance de blanc et de noir qui donnera très souvent des rendus spectaculaires!

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Masato Hisa – Area 51 tome 4 – édition Casterman

Area 51 est sûrement l’une de mes séries favorites actuellement en cours, complètement séduis depuis le premier volume, les enquêtes de Mccoy se terminerons malheureusement dans quelques tomes aux éditions Casterman. Contrairement à Jabberwocky qui avait du s’arrêter brusquement au japon nous ne laissant pas assez de volumes pour bien apprécier cette petite perle de chez Glénat, il est encore tant pour ceux qui n’ont pas eu l’occasion de se plonger dans ce monde complètement déjanté.

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Couverture du tome 14, l’avant dernier tome d’Area 51

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2 réflexions sur “Masato hisa

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