Chiisakobé

Minetarô Mochizuki bien connu pour la réalisation du célèbre Dragon Head, disponible dans une nouvelle édition chez Pika Graphic, était revenu chez nous en 2015 avec  Chiisakobé qui a su nous conquérir de nouveau avec ce sublime titre. Le manga a su séduire et marquer les esprits par sa « simplicité » et ses personnages attachants, c’est en choisissant de dessiner des choses simples mais clair dans Chiisakobé que Minetarô Mochizuki à su nous dessiner de scènes puissantes en émotions.

Un style et un format différent

Tiré du roman de Yamamoto, Mochizuki prend un format bien différents de ses précédentes œuvres avec Chiisakobé, c’est volontairement qu’avec une mise en scène et un découpage simplifié qu’il a voulu nous raconter de son point de vue, le roman historique en le situant dans un milieu plus moderne.

Afin de décrire et de retranscrire au mieux les sentiments et les valeurs auquel tiens  nos deux personnages principaux, Minetarô Chochizuki a choisit de limiter les détails. C’est avec une certaines sobriété ainsi qu’un cadrage minutieux de certaines scènes qu’on observe Shigechi et Ritsu évoluer et atteindre chacun leurs but.

Chiisakobé-tome-1

Chiisakobé tome 1 – Le lézard noir

L’expression des sentiments, la complexité des relation humaines

Il pourrait donner au premier abord, au début de la lecture de Chiisakobé qu’il ne se passe pas grand chose, qu’on suit simplement le quotidien d’un jeune patron entêté. Pourtant, c’est bien ce qui fait le charme du manga, celui-ci va au-delà de simplement suivre le quotidien d’un jeune charpentier.

Détruire et reconstruire à partir de rien, c’est également cela Chiisakobé, l’histoire fait effectivement écho au tsunami de 2011, du traumatisme des Japonais et de leurs volontés à repartir de zéro. Shigechi représente bien cette image, ayant tout perdu, il cherchera non seulement à reconstruire à partir de rien l’entreprise familiale Daitomé ,mais également à se reconstruire petit à petit.

Pour mieux retranscrire la volonté de Shigechi d’atteindre cet objectif uniquement par ses propres moyens. Minetarô Chochizuki a choisi de situer ce récit dans nos temps. Un choix intéressant et efficace, car dans le roman, Shigechi est un jeune homme riche et élégant. Afin de nous identifier plus facilement au personnage et de le rendre un poil plus réaliste, dans cette adaptation notre cher charpentier aborde une apparence plus sobre et plus « moderne ».

Et c’est bien le cas, au fil de la lecture, on ressent de l’empathie pour le personnage en quête de savoir et à la recherche de son avenir et de ce qu’il souhaite devenir être. C’est à dire un homme accomplis, comblé et fier d’avoir réaliser ses objectifs.

On y découvrira un homme remplis d’une certaine sagesse et surtout de conviction pour faire surmonter les obstacles auxquels il doit faire face !

Minetarô Chozuki cherche avant tout à mettre en avant la complexité de ce que peut représenter les relations humaines, mais aussi avec quelle douceur celle de Shigechi et Ritsu se construit, sans oublier le lien qu’ils développent tous les deux avec la troupe d’enfants aussi turbulents qu’attachant.

 

 

Chiisakobé

C’est donc chez le lézard noir là où il faudra vous diriger pour lire cette pépite qui a le mérite d’être lu. Sorti début 2017, je vous conseille vivement de vous procurer Tokyo Kaïdo par la même occasion.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s