4# Découverte : Le Weekly Shonen Jump souffle ses 50 bougies au Japon !

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Le mois de mars a une signification particulière au Japon, dans cette période où les cerisiers éclosent laissant virevolter au gré du vent un bon nombre de pétales qui se dispersent parfaitement dans le paysage, une expo pointe le bout de son nez…

Revivez la naissance du Jump avec ses mangas cultes

Enfin je suis arrivé au Japon ! Quelques heures depuis mon arrivée dans le pays du soleil levant, je ne peux m’empêcher de dévaliser les rayons des kombinis et d’ingurgiter des Fanta aux goûts tous plus étonnant les uns que les autres. Fraise, melon, citron, et un melon pan à la bouche, j’arpente les rues du temple Asakusa, et c’est en regardant quelques tweets sur mon portable que j’apprends qu’une exposition a lieu à Tokyo. Les 50 ans du Jump, ce magasine emblématique qui porte très bien son nom puisqu’il a servi de tremplin à des mangas cultes, véritables œuvres d’arts élevées au rang de références de la pop culture.

Pas le temps de tergiverser, le melon pan finit au fond du ventre et après avoir errer dans le métro de Tokyo j’arrive à Roppongi devant le musée d’art Mori. Le portique de sécurité franchit tout indique que les photos sont interdites, pas de problème, les souvenirs valent bien mieux qu’un amas de pixel, et l’on se dirige vers une salle centrale qui diffuse un clip de présentation du Jump. Les personnages cultes s’enchaînent les uns et les autres devant l’écran, avec un extrait particulier sur l’élève de Tortue Génial, le grand le vaillant Songoku. Face à lui, le tyran de la galaxie, celui qui n’a aucun scrupule à tuer des petits moines, des extraterrestres verts, ou même ses propres subordonnés, l’impitoyable Freezer.

Des séquences qui nous renvoient deux décennies en arrière, une époque que les moins de 20 ans ne peuvent connaître, un véritable flashback face à nous qui captivent les petits comme les grands, l’effet produit est identique même pour les plus jeunes qui n’ont pas vécu ces moments en direct devant le poste de télévision. Instant nostalgie terminée, je me dirige vers une salle couverte de jaune, entièrement dédiée à Dragon Ball ou cours de laquelle je revois des extraits cultes suspendus au mur. Gotenks est exposé en couleur face à nous, la fameuse fusion de la progéniture des meilleurs Sayans a le droit à une place de choix, pas loin du premier Ozaru qu’ont connu Bulma et Yamcha, ou du tout premier Super Sayan avec Goku.

À La découverte des moments historiques du Jump

En plein centre je contemple les premières figurines Dragon Ball, les visages sont écrasés, pas réalistes, mais l’aspect symbolique est bel et bien présent, eux qui trônent à côté des premiers jeux vidéo des différentes plates-formes de l’époque. Après avoir une dernière fois contempler des esquisses de Cell, l’un des antagonistes emblématiques du manga, je décide de parcourir les différentes salles sans suivre le parcours indiqué. Tous les registres nous sont exposés, une pause devant Saint Seiya, les Chevaliers du Zodiaque, dont Ikki le Phoenix ou le Météor du Pégase ont rythmé nos après-midi, les armures brillent de mille feux et je me laisse doucement mais sûrement entraîner dans des souvenirs bien présents. Petit échappatoire cette fois vers Dragon Quest et la quête de Daï, un manga qui n’a pas connu le succès escompté dans nos frontières mais qui suit les codes du shônen comme personnes.

Des illustrations inédites nous sont présentées, comme dans chacune des salles mais s’il y en a bien une qui m’a interpellé c’est la partie avec Nicky Larson, ou City Hunter pour les puristes. L’homme à la gâchette facile et au charisme qu’il n’a plus à prouver se présente face nous sous toutes les coutures, ce coureur de jupon qui a servi d’exemples à un bon paquet d’adolescents n’a jamais été aussi bien mis en avant ou travers de postures inédites qui mettent en avant le dandy de ces dames. En bon footeux qui se respecte, je redécouvre Captain Tsubasa face à moi que j’ai plus connu en tant que Olivier Atton ou Captain Madjid comme on l’appelait dans ma famille. Le travail de l’auteur est exposé face à moi, les terrains de foot de 100 km n’ont jamais été aussi réaliste tandis que les retournées acrobatiques me décrochent un sourire enfantin à mon visage.

La nostalgie c’est bien mais j’ai pas pris l’avion depuis l’Allemagne juste pour voir ce que j’ai déjà connu, il est temps de découvrir ce qui a bercé l’enfance de beaucoup de japonais et mon regard se porte sur un catcheur à la bouche boursouflée. Kinnikuman, ce héros aux allures de catcheurs me rappelle pléthore de souvenirs, ceux durant lesquels j’admirai les superstars américaines de la WWE. Une impression renforcée à chaque nouvelle image que je regarde, le Tombstone Piledriver de l’Undertaker, et des acrobaties dignes de Rey Mysterio, tout se reflète dans ce manga qui est véritablement parmi ceux qui m’ont le plus intéressé au cours de l’exposition. Un personnage d’autant plus populaire puisque au travers des ruelles d’Akihabara ou des différents magasins de Nakano Broadway, je n’ai eu de cesse de retomber nez à nez avec des figurines à son effigie, preuve que ce héros est bel et bien ancré dans la culture nippon.

Pour terminer l’expo il me laisse prendre en photo quelques fresques relatant des moments historique du Jump. Le point sur les ventes, son expansion dans le quotidien des japonais (le lundi tout le monde a son exemplaire dans le métro en direction du boulot), les demandes qu’ils ont fait à certains auteurs pour des événements comme la Formule 1 ou le K1, le rendez-vous des plus grands adeptes d’arts martiaux.

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La culture du manga ne se cantonne pas à quelques cases griffonnées par des accrocs du dessin, ce serait trop simple de se cantonner à ce simple schéma grossier et trop abstrait. Au cours de cette exposition c’est tout l’aspect financier qui est mis en avant, l’influence des grands événements sportifs de l’automobile en passant par la Coupe du monde de football, ainsi que le tremplin qu’il a été vers la gloire de bon nombre d’auteurs. Après une après-midi à profiter de cette exposition, en plus d’avoir pu revisiter des classiques qui ont bordé mon enfance, j’ai pu m’ouvrir à la culture japonaise et aux titres qui ont occupé le téléviseur d’une bonne partie de la population de ce pays. Un enrichissement sur le plan culturel… et nostalgique.

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Un grand merci à @MounirAyew pour avoir pris le temps de réaliser cet article ! N’hésitez pas à le suivre sur sa chaîne YouTube !

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