#6 Découverte : P.T.S.D – Guillaume Singelin

On quitte l’univers musical passionnant de Shinichi Ishizuka  pour nous aventurer dans dans l’univers de Guillaume Singelin au sein d’une bande dessiné traitant d’un sujet qu’il lui tenait à cœur : celui du P.T.S.D. Touché part cette histoire et par le style graphique de de cet auteur, je tenais à traité de cette BD sur le blog.

Les cauchemars éveillés 

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© Label 619 – Ankama éditions – P.T.S.D – Guillaume Singelin

C’est ainsi que je vous propose de vous plonger dans un monde moderne fictif,  centré dans une ville aux paysages Tokyoïte , cette ville joviale et particulièrement vivante avait connue autrefois la guerre. Un certains nombre de ses résidents sont d’anciens soldats ayant été abandonnés par le gouvernement, certains tenteront de s’y réfugier pour y trouver une vie calme, d’autres de survivre en s’aidant mutuellement. Une aide qui peut s’avérer vitale dans un contexte où le marché noir profite de cette situation pour vendre en grande quantité des médicaments censés les aider, mais qui n’est rien d’autre qu’un poison pour les vétérans dont la dépendance peut être fatale. Sombrant désespérément dans cette voie, en affrontant les songes du passé alors qu’elle ne recherche seulement à retrouver le calme,  c’est ainsi que Jun débute sa quête de recherche de paix intérieur.

Le P.T.S.D, E.S.P.T (Etat de stress post-traumatique) en français est un sujet particulièrement délicat à traité, pourtant la narration très cinématographique qu’on retrouve dans « P.T.S.D » permet de retranscrire avec attention et efficacité ce thème. Il arrivera à Jun tout au long du récit, de rêver de sa vie avant la guerre, qu’elle le revivra. Ces scènes faisant écho au symptôme très récurent que vivent les victimes de P.T.S.D, qu’on nomme la « reviviscence traumatique ». Là où Shinishi Ishizuka, utilise le Flash-forward afin d’informer le lecteur d’un événement futur qui se déroulera au sein du récit. Guillaume Singelin utilise des flash-back pour apporter de la cohérences aux aventures de Jun, mais également en mêlant rêves et réalité, pour amplifier cette difficulté qu’a Jun à dissocier les deux. Cette narration croisé apporte une certaine richesse dans le récit, car tout comme Jun qui présente des difficultés à différencier le vrai du faux, nous vivons avec elle en tant que lecteur son ancienne vie. C’est un point qui m’a fasciné, car en avançant dans l’histoire cette sensation devient plus percutante lorsqu’un protagoniste fera cette remarque à Jun  :

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© Label 619 – Ankama éditions – P.T.S.D – Guillaume Singelin

 

« Tu n’es jamais vraiment revenue n’est-ce pas ? T’es encore sur le champ de bataille ? »

 

 

 

 

Un monde foisonnant de détails

Cette lutte elle la mènera longuement seule, anxieuse à l’idée de s’intégrer dans la société, rejetant la réalité en refusant catégoriquement  l’aide d’autrui. Mais cet ainsi qu’inconsciemment elle fera la rencontre de personnages marquants attachés à des valeurs fortes qui ne laisseras pas le lecteur et Jun indifférent. En Passant de Léona la jeune mère gérante d’un restaurant accompagné de son acolyte et fils Bao, à Grey ancien soldat, reflet de ce qu’aurait pu devenir Jun. Et enfin de son chien Red, son partenaire et un soutient important dans la quête de notre héroïne. Ces personnages permette d’équilibrer la lourdeur qu’on peut ressentir dans la lutte de Jun, Léona nous touchera pas son grand sens du partage, partager sans attendre quelque chose en retour mais simplement car cela nous semble juste. Grey pourra sembler tout aussi reverser que Jun, mais il n’hésitera pas à tendre la main à son prochain pour le mener dans la bonne voie, tandis que Red ne feras pas office uniquement de soutiens psychologique, celui-ci insistera Jun à aider ceux dans le besoin. On est touchés par ces valeurs et par Jun qui petit à petit suivra ces précieuses aides.

La quête de Jun seras accompagné de décors riches et saisissant, que cela soit par des inspirations urbaines de Tokyo mélangeant modernités, traditionnelles et ces décors particulièrement détaillés. La ville regorge également de richesse par son multiculturalisme  soutenu par la patte graphique si particulière de Guillaume Singelin, Un style faussement simple qui porte toute son attention sur les détails, l’auteur à longuement travaillé ce projet et on ressent au fils de lecture l’attention porté sur chaque éléments de l’album. Associé à cela les douces couleurs aquarelles qui s’adaptent à chaque scènes, passant par l’ambiance très coloré du marché où Léona dirige son petit restaurant, aux affrontement sanglant que mènera Jun. Ces couleurs se joignent parfaitement à toutes ces infrastructures en apportant cette vivacité et cette ambiance si particulière qu’on ressent durant la lecture qu’on oublierait presque le combat mené par Jun.

Guillaume Singelin étant un grand amateur du septième art, s’est donc intéressé aux films de guerres s’appuyant sur cette thématiques et les personnages en étant victimes.  Cet ainsi que P.T.S.D adopte une construction narrative très proche du septième art, le découpage, la disposition, la narration croisée des rêves de Jun, tout les éléments sont là. Tant dans sa narration que dans son personnage, P.T.S.D est  un grand hommage à ces films du genre traitant de la guerre et s’intéressant au sujet de l’E.S.P.T.

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© Label 619 – Ankama éditions – P.T.S.D – Guillaume Singelin

 

 

 

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